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    June 13

    Bienvenue sur " Ma Terra Corsa "

    Bonjour à Toutes et Tous,

    Je vous souhaite la Bienvenue sur ma

    " Terra Corsa "

    L'Ile de Beauté

     

     

    Fichier hébergé par Archive-Host.com

     

     

     

     

     Fichier hébergé par Archive-Host.com

     

     

     

    C’est le groupe "I Muvrini "qui vous accompagne dans cette visite et qui

    interprète ces magnifiques paroles qui parlent de Notre Corse.

    Un titre de leur Album " Alma" et dit lors de leur concert au National Forest de Bruxelles en 2005. 

    Ecoutez......c'est magnifique !!!

     

    *********************************************** 

    Partout, I Muvrini promènent avec la même agilité la beauté escarpée des chants corses, sans se laisser enfermer dans les clichés du folklore. Leur musique est vivante, mouvante. Ils défendent la diversité en la faisant grandir. Nul ne s’étonne plus de les avoir vus chanter avec Véronique Sanson (1994), Sting (1998), MC Solaar (2002) ou des Chœurs Zoulous (2005). Nul ne devrait s’étonner de les retrouver aujourd’hui mêlant leurs voix à celle des 500 choristes, de Tina Arena, d’Anggun, ou de Sarah Brightman. Sur la douzaine de titres retenus se glissent huit nouveautés et quelques reprises inédites ; titres classiques du patrimoine corse, titres issus de leur propre répertoire ou empruntés au reste du monde, comme l’Amsterdam de Jacques Brel ou les Streets of Philadelphia de Bruce Springsteen, ou encore Veiller Tard de Jean-Jacques Goldman qui prennent ici d’envoûtants accents corses.

    Les 500 Choristes de "nos mouflons" sont-ils les mêmes que ceux de la télévision ? Oui… Pour la première fois, des artistes professionnels se sont déplacés en Lorraine dans le fief des choristes, pour se présenter à eux, répéter à leurs côtés et bien sûr enregistrer. Ils seront tous ensemble, sur scène, sur toutes les dates de la tournée.

     

     

     

     

    ************************************************************

     

     

     

       

    "Ces voix qui s'élèvent des rives de notre Ile de Beauté, aux accents forts et marqués, chantent en langue ensoleillée la tradition de notre pays.

    Les histoires se croisent, les chanteurs s'interpellent, les mélodies s'élèvent et se répondent, qu'elles racontent l'amour, la tristesse, les joies, les peines ou qu’elles exhortent à la révolte.

         Que se soit en Arabe ou en Napolitain, en Grec ou en Anglais, En Français ou en Corse : Lorsque les mots s'envolent en musique, ils parlent toujours au cœur de ceux qui les écoutent, même s'ils ignorent la langue qui les porte."

     

      

            Bonne visite  ..........  Vous êtes chez Vous.

     

     

    Merci de ne pas écrire vos commentaires sur ce billet

     

     

     

    Je rappelle que pour élaborer mes billets, je me sers de textes et quelques fois de photos trouvés sur le net.

     

     

     Arc-en-cielterra_corsa

    28 Octobre 2007

     

    May 23

    AJACCIO sous les eaux

     

    La Ville d’Ajaccio sous les eaux

       

    La ville d'Ajaccio a subi d'importantes inondations dans la nuit du 29 au 30 Mai à la suite de fortes précipitations, nécessitant l'évacuation de 179 personnes de deux hôtels envahis par les eaux.

    Aucune victime grave n'avait été déclarée en début de matinée. Les équipes de secours, composées notamment de plongeurs, poursuivaient cependant leurs recherches dans plusieurs quartiers de la ville,
    Météo-France a relevé 133 millimètres de précipitations à Ajaccio depuis 24 heures et placé la Corse-du-Sud en alerte orange.

    A Ajaccio, ces pluies très abondantes ont fait sortir de leur lit des cours d'eau surplombant la ville et provoqué des coulées de boue, tandis que l'eau s'accumulait dans certaines rues, ont expliqué les pompiers qui comptent déjà plus de 50 interventions.
    L'ouest, le nord et l'est d'Ajaccio ont été touchés, le niveau de l'eau atteignant 1,50 mètre par endroits. Sur la route des Sanguinaires dans l'ouest de la ville, deux hôtels, le Dolce Vita et le Stella di Mare, ont dû être évacués après que leur rez-de-chaussée a été envahi par les eaux.

    La ville d'Ajaccio  a ainsi reçu en 24 heures quatre fois plus de pluie qu'en  un mois d'habitude, avec 148 mm, un record depuis 1949, avait indiqué auparavant  Météo France.

     

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    Les Photos sont de J.M Casanova

    Arc-en-cielterra_corsa 13 Juin 2008

    May 11

    La langue de mes Ancêtres

     

    ASSEMBLEE NATIONALE

     

     

     

    Une avancée considérable pour la langue Corse

     

     

     

     

    Un vote quasi unanime qui a créé la surprise.

     

     

     

    L’Assemblée Nationale a voté, le 22 Mai 2008, un amendement visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution de la France.

    Cet amendement vise à inscrire dans l’article 1 de la Constitution la phrase suivante: «

     

    Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ».

     

    Un article 1 qui stipulera donc désormais : «  «

    La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion, respecte toutes les croyances.

    Son organisation est décentralisée.

    Les langues régionales appartiennent à son patrimoine national.

     

    Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ».

     

     

    Si l’on retient que « la langue de la République est le français, chacun reconnaît que l’amendement voté est une avancée considérable dans le combat mené pour la défense et la sauvegarde de la langue Corse.

    Le patrimoine étant, par définition, ce que nous ont légué nos ancêtres, c’est en quelque sorte une reconnaissance en paternité, tout au moins une adoption. Mais que de réticences pendant tant d’années, que de temps perdu.

    Trop peut-être

     

    Article du Corse matin du 22.05.08

     

    Arc-en-cielterra_corsa

    23 Mai 2008 

     

     

    March 17

    Ils l'ont tant voulue

     
     

    Ils l’ont tant voulue

     

    Ils l’ont tellement voulue...

    C’est cette Corse-là qu’il leur fallait,

    C’est cette Corse-là qu’il leur manquait,

    C’est bien ainsi qu’elle leur est nécessaire aujourd’hui.

    Elle est à eux, bien à eux.

    Nous, nous nous gardons la nôtre...

     

    La leur, la leur est à la une

    la nôtre n’est que patience

    elle retient son souffle comme on se retient de vivre.

     

    Ne vous taisez pas…. Prenez-les par la main…

     

    La leur est un bruit, une rumeur,

    un portrait qui fait peur sous une colère qui gronde.

    La nôtre est dans l’éternité d’un village

    où inlassablement veille la passion de vivre.

    Il y reste encore des hommes debout, loin des choses,

    loin des choses que l’on gagne.

     

    Il y reste encore des hommes qui parlent à la terre

    et la terre leur répond.

    La leur, la leur est un mur immense

    sur les chemins d’avenir.

     

    La nôtre, la nôtre est gravée sur le seuil des fontaines

    et les arbres centenaires,

    sur les pas du berger qui ramène un troupeau.

    Elle est cet enfant sur le chemin de l’école

    un cartable à la main

    et les rêves plein les yeux.

     

    Ne vous taisez pas…. Prenez-les par la main..

     

    La leur est un problème qui sème le doute et l’erreur

    une menace, une excuse, un malentendu où naissent les désamours.

    Ils ne cherchent pas plus loin.

    C’est bien ainsi qu’ils l’ont voulue,

    avec ces lendemains de frustration et d’inquiétude.

    Qu’ils en acceptent les maladresses,

    qu’ils n’enlèvent rien.

    Elle leur appartient.

     

    La nôtre, la nôtre est une conscience qui marche,

    une flamme qui défie les temps.

    Elle est dans la confiance et dans la force

    que la vie pose sur le visage des pères,

    dans le regard des anciens...

    Une porte ouverte,

    une caresse à toutes les hommes du monde.

     

    Comme ces hommes qui montrent leurs mains de paysans,

    elle n’accuse pas

    elle ne quémande pas.

    Elle ne veut rien. Rien d’autre

    que de garder son âme dans la paix d’une maison

    et dans la paix du monde.

    Garder son âme

    comme un homme penché sur la terre,

    une femme qui attend un enfant.

    Elle est cet enfant qui vivra,

    cette petite fille qui chantera encore

    ce chant qui s’élève porté par des milliers de voix,

    un chant qui rassemble et relie les hommes.

    Un peuple humain, un peuple qui vient.

     

    Elle est cette voix qui répondra

    encore et encore bien après, bien après eux

    et au-delà de nous tous.

     

    Ne vous taisez pas…. Prenez-les par la main

    Faites chanter vos voix.

     

    Il y a toujours quelque part

    une âme qui ne suit pas les autres.

    Il y a toujours un homme debout quelque part,

    un homme penché sur la terre.

    Il y aura toujours un cœur qui se redresse quelque part,

    un cœur qui se redresse chaque jour.

     

    Ne vous taisez pas…. Prenez-les par la main

    Faites entendre vos voix.

     

    Un jour, un jour c’est certain

    les hommes auront la force d’une poignée de lumière,

    assez de courage et d'intelligence pour reconnaître 

    que ce chant là raconte une espèrance, une vérité.

    Un jour, c'est certain

    les hommes auront la force d'une poignée de lumière,

    assez de courage et d’intelligence pour reconnaître

    que ce chant-là raconte une promesse de dignité, de beauté,

    de paix du monde.

     

     

    Ne vous taisez pas…. Prenez-les par la main

    Faites entendre vos voix.

     

    Un jour, ils s’habitueront à reconnaître,

    ils s’habitueront à aimer.

    Racontez-leur ce que seules

    des milliers de voix qui chantent ensemble peuvent dire.

    Il y a toujours une voix,

    toujours une âme qui ne suit pas les autres.

    Il y aura toujours un homme penché sur la terre,

    un homme quelque part, debout,

    Une langue pour chanter d’autres langues

    un monde pour aimer d’autres mondes.

    Il y aura toujours un homme debout.

    Ne vous taisez pas.... Prenez les par la main...

    Faites chanter vos voix.

     

     

    Jean-François Bernardini « «- I Muvrini

    à l’occasion de leur concert

    Au Forest National de Bruxelles

     

    Arc-en-ciel Terra_corsa 11 Mai 2008

     

     

     

    March 16

    LA SEMAINE SAINTE - LE CATENACCIU

    C’est, pour faire plaisir à mon Amie Tuffette : http://tuffette.spaces.live.com/

    que je vous propose de redécouvrir ce billet que j’avais publié l’année dernière et qui concerne la Semaine Sainte en Corse.

    Je vous rappelle que pour élaborer ce billet j’ai du faire des recherches sur le Net et dans mes livres afin pouvoir vous raconter, de façon succincte, l’histoire du célèbre Chemin de Croix de la Ville de Sartène (Corse du Sud)

     

     

    LA  SEMAiNE   SAINTE

     

    Dimanche dernier, l’Eglise a célébré, la fête des rameaux  qui annonçait l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l'a acclamé, déposant des palmes et leurs manteaux devant lui.
    C'est le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui ouvre la période appelée :

     «  »

      A Settimana Santa

    (La semaine sainte)

     

    Le Jeudi Saint

     

     

    La célébration de la Pâques du Christ est le sommet de la vie liturgique de l'Eglise. Elle rappelle que le Christ est mort pour nos péchés, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures. Ces trois journées du jeudi, vendredi et samedi saints ou Triduum Pascal, commencent avec la messe du soir du jeudi saint; le sommet en est la veillée pascale de la résurrection, (dans la nuit de samedi à dimanche), elles s'achèvent avec les vêpres du dimanche de Pâques.

    La messe du jeudi saint se célèbre avec plus de faste que de coutume, parce que nous commémorons la Cène de Jésus (le dernier repas pris avec ses disciples avant sa crucifixion).

    Après les prières de pardon, l'orgue donne le ton au célébrant afin qu'il commence le chant du Gloria repris par l'ensemble des fidèles.

    Toutes les cloches de l'église se mettent à sonner joyeusement.

    Après le chant du gloria, les cloches et l'orgue resteront silencieuses et endormies. Les mélodies liturgiques seront chantées à capella jusqu'au dimanche matin où le prêtre annoncera la résurrection de jésus.

    On dépouille les autels pour annoncer le deuil de l'Eglise et aussi pour signifier qu'il n'y aura plus de communion jusqu'à la résurrection du Christ.

    Tout devient austère et triste; les statues et les crucifix sont recouverts d'un voile noir ou violet.

    Les chandeliers, les nappes et les fleurs sont enlevés.

     

    Le jeudi, le vendredi matin et le samedi de la semaine sainte on célèbre :

    L’office des Ténèbres : Les Vêpres (i Véspali)

     

    A Settimana santa est marquée, comme nous l'avons vu, par la disparition des cloches, celles ci sont remplacées par des instruments sonores en bois, qui servent à annoncer les offices en remplacement justement des cloches qui se sont tues. Ces instruments de bois que l'on appelle aussi les instruments des ténèbres.

     

    Le vendredi saint

     

    Le vendredi saint, ont lieu dans toute la Corse des processions particulières et qui diffèrent du Nord au Sud.

    Le Catenacciu (de catena, chaîne) est une cérémonie qui se déroule en plusieurs points de l'lIe de Beauté, le vendredi saint. Le plus célèbre est celui de Sartène. Il s'agit d'une mise en scène du chemin de croix que le Christ fit pendant sa Passion; on la retrouve dans plusieurs pays méditerranéens, notamment en Espagne où elle est parfois très spectaculaire.

     

    Le Catenacciu est littéralement « le porteur de chaînes ». Il représente le Christ. Habillé et cagoulé de rouge, son identité est strictement secrète, car celui qui a choisi de porter la lourde croix et de traîner les chaînes sur le chemin de la Passion est quelqu'un qui expie une faute grave ou qui a le désir de réaliser un vœu.  
     

    Fichier hébergé par Archive-Host.com

    Je vais vous narrer le « Chemin de Croix » du mystérieux personnage que l’on nomme en Corse:

    U CATENACCIU

    ( LE PORTE CROIX )

     

     

     

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    Le vendredi saint, Sartène s'apprête à commémorer avec la population oppressée, l’anniversaire de la plus abominable des exécutions :

    Le chemin de croix de Jérusalem

    Quel est donc ce pénitent ? Nul ne connaît son nom, excepté le curé. On se dit que c'est un sombre pêcheur qui veut expier.

     Quel pécher cet homme doit il se faire pardonner pour se charger ainsi de la grande croix ?

    Pendant des années, il a attendu ce moment,
    Il va penser à sa faute... mainte fois !

    La liste des volontaires du Catenacciu est très longue. Certains volontaires attendent près de vingt ans et ne sont pas surs d’être retenus et certains ne le seront jamais.

    Quel sentiment pousse les pénitents noirs, cachés derrière leur cagoule, à porter pieds nus, le corps sans vie du fils de Dieu ?


    A 21 heures la vieille ville revit la passion du christ à travers la procession du Catenacciu. Doucement la nuit tombe, les fenêtres s'illuminent de bougies, de lampes…..

    Nous sommes place Porta, à Sartène, face à l'église Sainte-Marie, qui figure en l'occurrence le lieu du prétoire de Pilate où le Christ vient d'être jugé.

    Les portes de l'édifice sacré s'ouvrent à deux battants, et la procession sort de l'église.
    Le pénitent rouge (u Catenacciu), les chaînes au pied, porte une lourde croix et s'apprête à faire un parcours de 1,8km, figurant la montée du christ vers le Golgotha. Il est suivi par un homme en blanc (Simon de Cyrène) et huit pénitents noirs interprétant les juifs, quatre d'entre eux soutiennent un dais noir sous lequel repose un Christ gisant recouvert d'un linceul blanc.

    Tous accomplissent le chemin de croix pieds nus. Ils sont entourés par les membres de la confrérie du Santissimo Sacramento qui forment une haie d’honneur, et de la foule des fidèles qui chantent sans interruption le vieux chant italien corsisant de pénitence: " Perdono, mio Dio ". (Pardonne-moi, mon Dieu)

    Quel pécher cet homme doit il se faire pardonner pour se charger ainsi de la grande croix ?

    U Catenacciu avance, drapé de sa tunique pourpre, le visage perdu sous la cagoule. Il avance avec une désespérante tristesse alourdi par les anneaux de sa chaîne et par le balancement d'une longue croix .Il avance encore et encore, l'épaule tuméfiée et meurtrie, humble !

    Dans les ruelles du Vieux Sartène, où la rude montée s'élève par gradins, la scène navrante du Golgotha se renouvelle : sueur d'agonie, chutes effrayantes du divin condamné, que le dernier supplice guette, enfin toutes les affres de ce suprême sacrifice.

    Comme le Christ, u Catenacciu doit chuter trois fois sur la route qui le mène au "Golgotha".

    La première chute se fait devant l'oratoire Sainte-Anne, l'église paroissiale de Sartène du XVIIIe siècle. Toute la ville récite le "Notre Père" et le "Je vous salue Marie" pendant que le pénitent reste couché sur le sol. Sous le choc de ces impressions diverses, une immense pitié vous étreint le cœur et l'angoisse qui vous rend haletant creuse sur votre visage les contractions profondes de l'horreur.

    La seconde chute s’effectue sur la place Porta, au pied de l'église Sainte-Marie. A mi-parcours, le Catenacciu est soulagé de son fardeau par Simon de Cyrène, (le pénitent blanc), celui qui a aidé le Christ à porter sa croix.

     

     

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    Les pierres du chemin déchirent ses pieds. Il expie ! La croix massive est lourde et son extrémité creuse un sillon dans le sol.
    La croix pèse toujours 50 kg et les chaînes 15 kg.

     Depuis 1955, celle-ci est attachée par un bracelet de cuir aux pieds du pénitent au lieu de la cordelette qui lui sciait les chairs.

    Une nouvelle halte a lieu à l'intérieur de l'église Saint-Sébastien qui symbolise le Golgotha.
    U Catenacciu s'y recueille et prie agenouillé devant l'autel, au pied duquel se trouvent le Christ gisant et la statue de la Vierge en deuil, pleurant son fils mort. Sartène n'est éclairée que par les flammes de chandelles qui scintillent à toutes les fenêtres.

    Après la troisième et dernière chute, les pénitents rejoignent le parvis de l'église paroissiale. D’une voix émue et vibrante, un prédicateur remémore à l'assistance, pieusement massée, les étapes de la marche expiatoire du sublime crucifié. Ses accents, pleins d'émotions, font échos aux lamentations nocturnes de la place.

    Puis tous regagnent l'église Sainte-Marie pour s’y recueillir.

     

     

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    La foule recueillie écoute le sermon, prie, chante le Perdono, mio Dio Perdono, Pietà, appel grave et lancinant qui est repris en chœur par tous les Corses à la voix vibrante.
    C'est alors seulement que u Catenacciu rentre dans l'église, dépose la croix sur le maître-autel et se recueille, entouré de tous les pénitents. Agenouillés ou couchés devant le maître-autel.

    Les pénitents devront attendre que tous les pèlerins aient embrassé un à un le Christ gisant.

    U Catenacciu est reconduit au couvent, et beaucoup plus tard, dans la nuit, pour ne pas être reconnu, il regagnera son domicile, son village, ou sa prison ...


    Mais l'on parle encore de ce Rocchini, dernier bandit à avoir été condamné à mort à Sartène en 1888, cueilli deux ans plus tôt par les gendarmes, qui l'avaient laissé accomplir sa procession rédemptrice.

    De nos jours, l'anonymat est strictement respecté.

    Cette tradition aurait été importée d'Espagne par les occupants aragonais, fondateurs de la ville de Sartène en 1419 la procession conduite par la confrérie de la Sainte-Croix se déroulait jadis le 14 septembre, jour où l'on honore particulièrement la croix du Christ. Mais depuis une centaine d'années, elle a eu lieu pendant la nuit du vendredi saint, son caractère n'a pas été altéré et l'itinéraire à travers la ville est demeuré le même.



    Les Sartenais ont à cœur de perpétuer u Catenacciu dans le plus grand respect de la tradition religieuse.

     

    La personne qui désire faire u Catenacciu est quelqu'un qui, à un moment donné de sa vie, désire souffrir d'une manière personnelle, et par extension d'une manière communautaire. L’inscription se fait auprès de l'archiprêtre et l'attente peut durer de nombreuses années tant les candidats pour u Catenacciu sont nombreux.

    Seul le curé de Sartène connaît l'identité d